The Green Redemption Fund

On Tuesday, November 9, 2010, I gave a keynote address at the G20 in Seoul, Korea, at the Universal Ethics Summit, one of the three events organized by the host government, with the aid of the Won Buddhist organization. In this speech I said that governments, run by officials focused on their own immediate situations, have failed to provide the long term political will required by the accelerating global warming crisis. And markets, driven by hedge funds with investment horizons measured in milliseconds, have done no better. Individuals and organizations must now turn to their own moral will to solve the problem. I proposed that civil society, including religious organizations, foundations, private corporations and family trusts, establish very long term Green Redemption Funds to finance the saving of the planet. Redemption was not intended in the religious sense, but rather the redemption of honor, facing the question posed by children and grandchildren who would demand what we had done to avert climate catastrophe. There was also a secondary meaning in that there would be a financial certificate which could be ultimately redeemed.  The invested money would be exclusively in green technology, and locked up for a very long time—I suggested 99 years–and all dividends would be reinvested.  This approach would give an answer of the same magnitude as the challenge.

The video of my speech can be seen here:


G20 – Seoul – Robert Bell Green Redemption… by respirations

 

The French Catholic daily, La Croix then did a lengthy interview with me concerning these Green Redemption Funds. This can be seen here:

ROBERT BELL la croix 

In November 2012, at a Paris conference organized by BPCE, the Green Redemption Fund was again a subject of discussion, as can be seen from BPCE’s account of the event:

Quels leviers pour une croissance durable ?

Animée par Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux Echos, la table ronde réunissait Brice Lalonde, coordonnateur exécutif aux Nations Unies de la conférence Rio+20 et ancien ministre de l’Environnement, Robert Bell, professeur et président du département finance de Brooklyn College à New York, et Michel Lepetit, président de Global Warning et trésorier de The Shift Project.

Interrogé sur la construction d’une gouvernance mondiale pour lutter contre les menaces qui pèsent sur l’environnement, Brice Lalonde a reconnu des déceptions depuis 20 ans. “Le sommet de Rio en 1992 s’est tenu dans un contexte favorable suite à l’écroulement du mur de Berlin, ce qui explique les décisions spectaculaires qui en sont sorties. Or, deux décennies plus tard, la communauté internationale n’a pas réussi à les mettre en œuvre.” Pourtant, il y a urgence. L’humanité s’oriente vers une classe moyenne de sept milliards de personnes qui comptent bien consommer. Comment relève-t-on un tel défi ?

Rio+20 a montré que les États refusent la création d’une instance supranationale qui constituerait une limitation à leur souveraineté. Malgré tout, “les 193 pays présents à Rio reconnaissent l’importance des enjeux“, a souligné Brice Lalonde. Surtout, ce blocage ne doit pas masquer le foisonnement des initiatives en provenance des collectivités publiques et des entreprises qui vont jouer un rôle croissant dans les années à venir. “La cause du développement durable va continuer à avancer : pas forcément par le haut avec les États, mais aussi par les acteurs économiques que sont les entreprises et les collectivités,” a estimé l’ancien ministre.

Robert Bell s’est ensuite penché sur les aspects technologiques du développement durable. “Le réchauffement climatique est le véritable moteur.” Avec l’ouragan Sandy, Wall Street a constaté de visu les dégâts provoqués par le changement des climats alors que les marchés financiers, trop obnubilés par le court terme, ont jusqu’à présent échoué à prendre en compte le phénomène. Lors du G20 en 2010, Robert Bell a proposé la création de fonds verts à long terme (green redemption funds) qui seraient investis dans les technologies d’avenir : transformation de l’électricité issue des éoliennes en méthane, création de nouvelles batteries de stockage, développement de l’éthanol à partir des déchets agricoles, montée en puissance de la voiture électrique… toutes ces technologies existent et ont besoin de financements.

Se tournant enfin vers Michel Lepetit, Jean-Marc Vittori s’est interrogé sur le rôle de la finance. “Elle doit gérer le risque dans l’intemporalité“, a affirmé le président de Global Warning. Or, la prise en compte du risque nécessite le développement de nombreuses expertises pour traiter ces sujets. En même temps, il faut une volonté publique pour mobiliser des montants importants d’épargne. Les avantages fiscaux dont bénéficient aujourd’hui l’assurance-vie ou le PEA n’encouragent pas le soutien des investissements en faveur du développement durable. Enfin, les régulateurs devraient supprimer
Solvabilité II qui dissuade tout investissement à long terme.